The Life and Times – Again

The Life and Times - Lost Bees

Chanson de retour de vacances, le dernier album de l’un des groupes qui m’accompagne toujours dans mes voyages vient de sortir.
Lost Bees des Life and Times est puissant.
Grosse dynamique au rendez-vous.
La formule propre à ce trio très sous-estimé à mon goût, fait toujours ses preuves.
Basse puissante avec ses lignes mélodiques accrocheuses, guitare aux delays et fuzz bien maitrisés, batterie qui soutient l’ensemble impeccablement.
L’évolution musicale du groupe est très intéressante, car sans déstabiliser complètement, elle gagne en maturité, gagne en puissance, en nervosité, tout en sachant conserver cette retenue et ces ambiances aériennes que les Life and Times maitrisent si bien.

Ma chanson de la semaine et de rentrée donc, sera celle de l’ouverture de l’album « Again« .
Punchy, la basse est une tuerie du début à la fin…

Goodbye Johnny…

L‘un des plus grands rockers vient de disparaitre…
Après le récent décès de Tommy Ramone, c’est au tour de l’immense icône Johnny Winter de nous quitter.

Je suis très triste, vraiment, ce mec m’a beaucoup touché, influencé, ému…
Son « Mean Town Blues » et son interprétation live à Woodstock m’ont scotché et marqué à vie, ce riff…
Ce riff je le joue tout le temps pour me mettre en forme, pour me marrer, pour partir en trip…

C’est toujours un coup sur la gueule quand quelqu’un d’aussi important dans l’histoire du rock et de la guitare part.
Il laisse une œuvre considérable et restera un modèle pour des milliers de jeunes guitaristes et rockers en recherche de vérité, de blues, de rock pur et sans fioritures…
Je vais récupérer ma Firebird après tout, je voulais la vendre, bah en fait pas si sûr…

BUGGSY, Split Prophets and co, Brit Hip Hop

Un peu de fraicheur par pitié. Il fait genre 40 degrés à Paris, tout le monde fout le camp, je suis pieds nus en short derrière mon bureau, la vie d’australien, sauf que c’est Paris. Donc c’est nul. Genre bien nul.

En ce moment je bloque pas mal sur le hip hop british, les kids ont du style, le style anglais si spécial… Et que j’aime vraiment beaucoup.
C’est frais, des accents dégueulasses, des sapes dégueulasses, des délires bien cools, et des blancs pas ridicules pour une fois.
En entête je propose ce jeune Buggsy, le mec sympa qui a un flow bien speed. J’accroche surtout sur l’instru et sur comment il pose, le clip est facile, mais on s’en fout, c’est marrant.

Split Prophets ce sont les deux potes de banlieues qui fument beaucoup et ont des gueules à jouer dans une série brit genre Misfits ou Skins.
Leurs instrus reprennent les codes des classiques du hip hop, façon 90′s époque royale. Ils sont pas mauvais du tout, j’aime bien leur délire, c’est pas révolutionnaire, mais ça tient bien la route.

 

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Ces mecs sortent de l’écurie High Focus Records.
Il y a un bon vivier là dedans, checkez par vous même.
Les mecs ont bien compris comment gérer leur prod et leur marketing. Ils enchainent les clips, c’est un bon gros délire commun, et on sait très bien que c’est ce qui marche en musique, l’union d’artistes soudés ayant une véritable identité et des délires vrais et propres à eux. Ca donne une cohésion globale et rend tout plus intéressant en créant une dynamique mortelle.

Leaf Dog est un exemple des mecs signés chez eux.
L’instru de « Some People Say » est plus originale dans la composition, ça sent plus le truc vraiment joué que le gros sample qui tourne en boucle, y’à plus de travail derrière.

 

J’espère que vous trouverez votre bonheur, n’hésitez pas à checker sur Youtube, il y a beaucoup de sons de dispos, et d’autres artistes à découvrir (Dr Syntax par exemple).
Et soyez sympa, amenez moi une clim ou mieux, une plage. Merci

A Sunny Day In Glasgow – Sea When Absent

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Pour ceux qui qui suivent un peu ce site, vous connaissez déjà mon grand amour pour le groupe de Philadelphie A Sunny In Glasgow.
Un nom onirique pour une musique qui l’est tout autant.
Bien que les différents membres ne soient plus tous habitants de Philly, cette ville reste leur berceau et un marqueur culturel important.
Sea When Absent, leur quatrième album (sans compter les EP) est une nouvelle invitation au voyage, avec la mer comme fil rouge, enfin surtout ce que chacun souhaite y voir, y associer.
C’est leur leitmotiv d’ailleurs, chacun voit ce qu’il souhaite y voir, des propres mots de Ben Daniels, fondateur du groupe, il ne faut pas chercher à décortiquer leurs textes, il faut se contenter de vivre leur musique et de se laisser porter par leurs mélodies, arrangements, soupirs, ambiances, atmosphères…
C’est là toute la magie de leur musique, une fois que l’on a compris cela, on tombe amoureux ou bien l’on passe son chemin.
Je suis amoureux.

A la première écoute de Sea When Absent, c’est saisissant de puissance, un mixage impressionnant, des basses beaucoup plus en avant que d’habitude et pour cause.
Cet album est leur premier entièrement enregistré et mixé en studio pro.
Sunny Day c’était avant tout l’histoire de passionnés et amis qui enregistraient leur compos ensemble où ils pouvaient, quand ils pouvaient et qui trouvaient le moyen de les sortir sur des labels indés pour notre plus grand bonheur.
Signe d’un excellent album, la seconde écoute est différente de la première, la troisième commence à réveler le travail d’arrangements, la quatrième donne le ton quant aux morceaux qui vont nous marquer, la cinquième surprend encore, la sixième nous fait scotcher sur un autre morceau, etc…
La formule Sunny Day est au rendez-vous, on associe souvent le groupe au style de « Dream Pop », c’est une assez bonne définition je trouve.
J’ai toujours un peu de mal et je rechigne souvent à classer les groupes dans telles ou telles catégories, sous-genres, etc, mais le terme dream pop est assez évasif, tout comme leur musique, très riche, et donc peut être associé au groupe sans y porter préjudice.
L’ouverture sur « Bye Bye, Big Ocean (The End) » donne le ton, les synthés sont de sortis, les voix aériennes sont présentes, les guitares insaisissables aussi…
Puis arrive leur single, « In Love With Useless (The Timeless Geometry in the Tradition of Passing)« , qui est très bien choisi comme tel, fédérateur, efficace.
Le reste de l’album navigue entre mélancolie, joie, interrogations… Encore une fois, tout ce qui fait qu’un album des Sunny Day In Glasgow est à mettre dans ses favoris, à écouter et ré-écouter, à apprivoiser et à redécouvrir.
Sea When Absent est l’album à emporter avec soi pour un week-end à la campagne dans une maison perdue au milieu de nul part, un petit ruisseau pas loin, de quoi voyager un peu, du bon vin, une amoureuse…

Vous pouvez trouver leur album sur les principales plateformes, pour écouter quelques morceaux rendez-vous sur leur Soundcloud.

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Josh Homme en concert acoustique à Londres

Encore une fois ces maudits anglais ont la belle part du gâteau.
Je sais pas pourquoi je dis ça, il semble qu’il faille détester les anglais de temps à autre, c’est un principe français.

L’actualité est riche en ce moment, l’album des Sunny Days In Glasgow vient de sortir (j’en reparlerai bien entendu), Josh se la joue acoustique, l’été et son lot de concerts se pointent…

Et donc justement, mister Homme a donné un concert unique et atypique à Londres puisqu’il s’est présenté en mode acoustique devant un public de fans absolus.
Lucky basterds.

Il a fait monter sur scène pour l’accompagner Troy et même le grand Marc Lanegan. Tssss, tssss, tssss.
Et pour l’occasion il a même fait découvrir au public un morceau en avant première, « Villains of Circumstance« , que l’on pourrait éventuellement retrouver sur le prochain album des QOTSA, qui rappelons le, a été annoncé de manière plus ou moins officielle par les différents membres du groupe.

Bref, cette soirée a du être un bon kiffe pour les mecs qui se sont bien démerdés pour choper des places et moi j’étais assis dans mon canapé à mater le dernier GOT en me plaignant de devoir attendre encore 1 an. C’est con la vie.