The Plug
Parmi mes chansons de solitude je crois bien que The Plug de Bonobo arrive dans les premières.
Il est toujours très difficile de prendre suffisement de recul sur quelque chose que l’on vénère. En parler est souvent un calvaire car les mots justes sont impossible à trouver et chacune des phrases que l’on emploie semblent si bateau que l’on n’a qu’une envie c’est de tout laisser tomber en lâchant ce désormais fameux « [et] merde ».
Pourtant on s’accroche, le désir de partager est plus fort, on ne peut taire plus longtemps ce secret… Bonobo est un leader de la musique downtempo. Mais surtout et avant tout, il est musicien (bassiste) ce qui donne des galons à notre personnage. Nous n’avons pas affaire ici à l’un de ces trop nombreux jeunes suffisants à la tête gélifiée qui ne connait pas le sens profond de la musique, qui est incapable de composer quoi que ce soit et qui de surcroit s’auto proclame artiste, même pire: musicien.
Enfin, passons…
Simon Green est un maitre de l’ambiance, du sentiment, de l’onirisme musical. Rien n’est de trop dans sa musique, chaque son est travaillé de façon minutieuse et le plus impressionnant c’est de le voir en live entouré de son groupe. Le résultat est bouleversant de vérité: l’excellence est maitre mot.
Avec Quantic (avant que celui-ci ne se gâche commercialement et qu’il nous ponde ses dernières merdes salsa) ils représentaient un renouveau de la musique « electro planante » et étaient les fer de lance d’une nouvelle génération de musicien/dj.
Bonobo ne déçoit pas, son dernier album (ndlr: Days to Come) est une perle rare et l’introduction de voix plus présentes un véritable succès.

