Dans 3 jours le monde communiera pour se souhaiter une bonne et heureuse année.
Cette année fût forte en émotions en tout genre ainsi qu’en remises en questions.
Pour ma part, j’ai cette horrible impression qu’à chaque fin d’année je tire les même conclusions, je n’ai pas atteint mes objectifs, mes ambitions sont sans cesse remises à plus tard sans date définie, l’amertume est encore présente et cette violence interne me fatigue toujours autant.
La nouveauté cette année est qu’étrangement je me sens plongé dans une atmosphère en adéquation avec mes sentiments, les gens en sont tous rendus au même point.
Nous sommes tous tassés dans un cercle animé par une synergie commune qui est propulsée par la négativité et la colère.
Les gens ayant oublié depuis longtemps que la rue n’est pas que faite pour marcher et rouler, nous nous retrouvons face une problématique ridicule.
Cette fin d’année est celle de tous les malheurs, nous n’avons plus d’argent, de moral, de pouvoir d’achat, de travail, d’envie, de joie, de sourire…
Alors que faire ? Se plaindre, geindre ou bien… Se plaindre plus ?
Car oui, nous en sommes tous réduits à cela aujourd’hui. Nous n’avons plus la force, la combattivité, la volonté de réagir. Nous avons ni plus, ni moins oublié ce que c’était que la révolution.
Je ne parle pas ici d’une annihilation complète d’un système établi, mais d’une révolution intellectuelle.
Nous ne nous posons plus de questions, nous acceptons les choses comme elles sont présentées, à savoir au travers de pseudos « débats » télévisés et autres informations dramatiques. Si des gens pensent pour nous, c’est que tout va bien, il ne nous reste plus qu’à choisir un parti afin de nous conforter dans notre paresse qui n’est que plus nourrie par notre désarroi.
Et nous voila en train d’alimenter notre « moulin des plaintes », le tonneau des Danaïdes du tourment…
Cette année je ne souhaiterai pas « bonne année » et je ne prescrirai pas de « bonne santé ». Non, je proposerai d’offrir un réveil, un gros réveil. Simplement.
Un franc sourire et une accolade seront aussi, je pense, bien plus bénéfiques pour nous tous.