Report Queens Of The Stone Age à l’Olympia
It’s Always Saturday Night With QOTSA !
Le rêve de tout fan s’est réalisé lundi soir à l’Olympia.
Le groupe que l’on vénère à tel point que cela en est presque dérangeant vous rejoue dans l’intégralité son premier album.
Salle archi comble, public au rendez-vous, dès que les Queens arrivent sur scène on sait qu’ils sont de bonne humeur et en forme (contrairement à leur dernière prestation à Paris, Rock En Seine, qui fut vraiment triste et bâclée, c’est pourquoi je n’aime vraiment pas voir les groupes que j’aime en festival).
On sait que cette tournée célèbre la réédition de leur premier album qui était devenu introuvable ou bien à prix exorbitant sur Ebay.
Et quand les Queens Of The Stone Age ont joué, bah j’avais tout simplement les yeux humides et ce sourire collé aux lèvres toute la soirée.
On commence avec « Regular John » on enchaine avec « Avon » puis « If Only »… Oh putain ils nous font même l’album dans l’ordre…
Ce réflexe, cette évidence d’enchainement des chansons quand on connaît un album par cœur, quand on siffle déjà la chanson à venir alors que les notes ne sont même pas sorties… Et bah là tu te le prends en pleine gueule avec cette puissance dévastatrice si maitrisée qui est propre au son de Josh.
J’ai rarement vu Troy bouger autant, ils se sont même prêtés au jeu du je me colle à toi quand je joues mon riff, ouais on trip à fond…
Je pesais mes mots quand je vous disais qu’ils étaient en forme et qu’on sentait qu’ils adoraient vraiment rejouer ce premier album en live.
Et tout s’enchaine parfaitement, on attend la surpuissante « Mexicola » et BAM, elle arrive, on se dit « oh, et puis Hispanic ? Ils vont la lâcher ? », bêtement oui, mais bon, on n’y croit pas tellement c’est beau, et là, BING, ça tremble de partout !
Et Josh toujours aussi killer dans ses interventions avec le public « on n’est pas mercredi ? Ah non lundi ? Well, c’est toujours samedi soir ! »…
Ce mec devrait écrire des scénarios avec Tarantino, il a toujours ces phrases qui sonnent comme des hymnes, des citations éternelles.
1 heure de show plus tard, le premier album est bouclé, les lumières s’éteignent, ils sortent de scène.
Ça hurle dans la foule, on est demandeur plus que jamais. Changement de « décor », des sortes de néons descendent au dessus de la scène et les revoilà repartis pour un second set.
Et ils l’entament avec « Monsters In The Parasol » (merci Val
) et on se dit « naaaaan ils vont quand même pas… », et bah non, ils ne nous font pas le second album dans son intégralité mais enchainent efficacement un mix de l’ensemble de leurs albums, « Turning On The Screw », « Little Sister »… Pour terminer en final en demandant au public quelle chanson ils veulent pour boucler le show, « No One Knows » ou bien « A Song For The Dead » ? Les gens se marrent, et crient « Both !!! ».
Bah ouais, ils nous envoient les deux, pour terminer par la tonitruante « A Song For The Dead » qui fait littéralement trembler le sol de tout l’Olympia.
Quand nous sommes sortis de la salle avec mon pote Ugo, c’était vraiment avec ce putain de sourire collé aux lèvres, une envie urgente d’une clope et l’incapacité de décrire à quel point ce fut jouissif, juste des phrases à la con du type « putain mec… Mais putain quoi ! ».
Je souhaite vraiment à tout fan d’un jour pouvoir vivre un tel moment de rock and roll. Avoir la chance de réentendre le premier album de son groupe culte en live est un privilège énorme.
Enorme…


