06
juil
2009
2

Histoire du journal d’un autre

J’ai retrouvé ça aussi, le titre est important hein !

« Il n’est pas de relations privilégiées avec les femmes qui ne soient volontairement non reconnues comme le réflexe de procréation chez l’être humain de type mâle. L’arbitraire décision de semer infertilement ne conduit qu’à une complète anihilation d’une espèce réputée pour son épanchement d’illusoire prédominance universelle. »

Il y a des jours comme ça…

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06
juil
2009
2

Pensée matinale

J’ai retrouvé ça :

« Je m’appelle John Smith, j’habite à Kingsley City. Ma passion est la chasse à l’ours brun d’Asie de l’Est. Tous les hivers je pars deux semaines en Mongolie chasser, traquer, débusquer l’ours brun d’Asie de l’Est. Chaque fois je reviens bredouille car l’ours brun d’Asie de l’Est est encore plus à l’est tandis que moi je suis à l’ouest. Cependant, le jour où un ours brun de l’Asie de l’Est pointera sa truffe suintante je le dézinguerai et remonterai dans mon zingue direction les chutes du Niagara. Car là se trouve le but, l’aboutissement de mon parcours. La chute dénuée de douceur, la violence de l’acte et l’incompréhension totale du cycle de ma vie. »

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22
oct
2008
3

Mon métro que j’aime

La joie dans le métro

Je suis le premier à m’en plaindre, le premier à jurer quand il s’agit de le décrire , le premier à porter ce regard noir sur le mec qui m’a bousculé, et pourtant…

Pourtant il y a ce que j’appelle les rames que j’aime. Plus exactement ces gens que j’aime.

Car oui, il arrive (rarement) que je tombe sur des « échantillons » de personnalités amusantes, agréables et intéressantes réunies toutes ensemble pour une courte durée dans cette rame de métro bruyante.
Ces moments privilégiés que m’offrent le métro rattrapent toutes les fois où il me déçoit. Je suis le spectateur heureux d’une synergie ambiante qui s’installe comme s’il s’agissait d’une évidence.

Ce qui m’amène à parler de cela c’est ce retour de boulot hier soir sur la ligne 9.
Un métro bondé comme d’habitude sauf que les gens étaient joyeux pour une fois.
Le ton était tout de suite donné par ces quatre ou cinq jeunes potes (garçons et filles) qui picolaient leur bouteille de punch, ils se marraient et communiquaient leur bonne humeur.
Ce vieil homme commençait à s’en plaindre en attrapant la manche de son voisin qui, sans se trouver déstabilisé par cette « attaque » sociale que représente une discussion spontanée surprise si crainte par nous, chers parisiens, engagea la discussion et le calma.
Un des jeunes commença à proposer à boire (toujours dans cet esprit bon enfant, rien de vulgaire ni de grossier) à un homme en costard seul, si triste dans son coin, qui se marra à son tour et lui expliqua que c’était gentil de proposer mais sans façon… Le tout en ajoutant qu’il n’y avait aucun mal et qu’il trouvait cela sympathique un peu de joie quand le jeune homme commença à s’excuser pour leur comportement si jovial.
Un couple assistait le regard amusé au spectacle, deux jolies nanas étaient plongées dans leurs pensées musicales et quant à moi je me marrais, posté au milieu de ce brouhaha, ne perdant aucunes miettes des diverses discussions…
Arrivé à République, j’ai emboité le pas au nouveau compagnon de ce vieux monsieur, suivi par les jeunes et l’effervescence se dissipa rapidement dans les couloirs du métro, aussi instantanément qu’elle ne fut créée.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas vécu un de ces moments si précieux, et pour cela, je voudrais dire merci à tous ces inconnus.

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10
avr
2008
2

Le Matin

Encore un matin où il regrette de ne pas être resté prisonnier éternel de ses rêves.
Un matin de plus où il retrouve cette difficile réalité qui l’amène à toujours repousser ses envies plus loin. Il court un marathon, seulement l’arrivée n’est qu’un perpétuel mouvement, un jour elle se trouve boulevard Montparnasse, un autre sur la 8ème entre Korea Town et Downtown, un autre au bureau des impôts…
Une solution assez primaire serait de ramasser un bon paquet de fric, mais les études permettant d’aboutir à un petit boulot de cadre il est passé à côté et vendre de la dope ce n’est pas trop son truc.
Le matin il préfère le thé, le café le replonge dans ses pensées.
Il aimerait bien cracher sur le monde mais sa bouche est tellement pâteuse qu’il en est incapable. Malgré cette frustration qui l’envahie à l’idée de ses projets utopistes, il garde cet apparent stoïcisme face aux problèmes de la vie et n’arrive à en vouloir à personne. Certains appelleront cela de la maturité et y verront une normalité. Mais nul ne sait ce qui se cache au fond de son cerveau. Il est rongé par la contradiction et de ce fait la moindre réflexion souffre d’un effet foudroyant d’annihilation.
C’est pourquoi chaque matin il tente de se noyer dans sa baignoire.

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12
mar
2008
2

My trip: L’observateur

Toujours à Toronto, toujours cette attente.
Une femme pleure à côté de moi. Ce retard doit l’empêcher d’assister à quelques réunions sentimentales importantes. Elle ne pleurerait pas ainsi pour un rendez-vous d’affaire important. Une adolescente asiatique semble très à l’affût des mouvements de chacun. A côté d’elle sur un siège elle a posé son violon. Quoi de plus charmant qu’une jeune musicienne curieuse des choses de la vie? Je me demande bien évidemment ce à quoi elle pense quand elle me demande ce que l’hôtesse d’accueil vient d’annoncer et que je lui réponds dans mon anglais incertain qu’il s’agit toujours de ce retard. Elle rigole, plutôt bon signe, mon anglais est comique à moins que ce ne soit mon accent. J’aimerais me mettre à la place de ce type à casquette, passeport américain dans la main qui me regarde m’expliquer comme je peux avec cette nana. Simplement voir à quoi je ressemble ici au milieu de partout et nul part, dans ce brassage incessant et usant que sont les aéroports internationaux.
J’avais une envie avant de partir. Je me suis toujours bien vu travaillant dans un aéroport, peu importe le poste. Finalement, je crois que cela ne me branche plus trop. On ne voit pas tant que cela les avions sur le tarmac. C’est sinistre.

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29
fév
2008
2

My trip: Espoir

Toronto, attente portant bien son nom. Une douane américaine avilissante pour ce qui est de la liberté humaine. Acharnés de la paperasse frisant le ridicule. Bien entendu que je compte entrer sur le territoire américain dans le but d’organiser quelques attentats ultra violents… Bon je suis tout de même dans un autre monde, sous-entendu que je suis heureux d’être là où je suis. Simplement ce mal de crâne qui ne cesse de me marteler me rend un peu dingue sur les bords. Il y a cette femme à côté de moi qui me rappelle fortement Sylvie, ma tante. Elle a son visage, son physique et ce contact facile qui lui est propre.
Ah… Une heure de retard pour mon vol. Tout va bien, je suis heureux, un mal de tête?
Jamais!

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25
fév
2008
2

My trip: Transit

Après avoir affronté la douane en ayant une grosse envie de vomir et de m’arracher la tête, j’ai enfin réussi à investir le marché féerique Duty Free de ce merveilleux aéroport qu’est Toronto. C’est vrai qu’il l’est. Comment en serait-il autrement. Pas une seule aspirine en vu. Il va falloir que je reprenne l’avion pour enfin espérer en trouver dans un nouvel eldorado plus exotique. LAX. Je ne sais pas pourquoi mais moi j’associe cela immédiatement à laxatif. Peut être que mon atroce envie de succomber à mes monstres internes guide quelque peut ma vision des choses.
Je pense être quelqu’un de civilisé mais ce qui est en train de se produire en moi est très loin de ce que l’homme moderne peut concevoir. Je vais imploser. Mes puantes tripes vont se répandre et tout le monde sera ravi de se débarrasser d’une personne dans la file d’attente aux douanes. Je suis tellement suffoqué par mes violences internes que je ne remarque même pas cette splendide jeune femme qui me demande si ce crayon fonctionne. En effet je suis affalé sur une table remplie de papiers de toutes les couleurs en différentes langues ce qui pourrait être agréable à contempler sauf que là tout de suite, il est impossible d’y voir quoi que ce soit de poétique. Sans lever la tête je lui lance “try” et continue ma petite déposition ayant pour but de démontrer que je ne suis pas un terroriste assez stupide pour cocher “oui” à la question “venez-vous dans le but de commettre un acte criminel”. “Shit!”, “Merde” (charmant accent). Je relève la tête et tombe immédiatement dans cet océan bleu où je me sens si bien. Elle parle un peu français et mon accent si parfait m’a une fois de plus trahi. Je lui sourie. Mon combat intérieur m’empêche cependant d’être plus entreprenant. Un simple “vous partez où?” aurait fait l’affaire mais pas moyen, il faut que j’accouche de ma douleur avant, ce qui est évidemment impossible devant une aussi belle femme. Elle attend que j’en finisse pour me voler mon stylo scotché à un malheureux fil sur toute cette paperasserie arc-en-ciel. Un éclair transperce mon mal de tête et l’idée lumineuse pointe son délicat nez dans cet amas de bouillie de cervelle, j’ai un stylo dans mon sac. Je le sors et le lui tend. Les portées dessinées dessus ainsi que ma guitare posée à côté de moi doivent jouer en ma faveur car elle me considère un peu plus.
Elle est incroyable.
Je jurerais l’avoir déjà vu dans un film ou bien en photo pour Christian Dior. Une brune aux yeux bleus comme on en croise pas à toutes les douanes d’aéroport. Elle a ce côté mec sur d’elle qui me place définitivement au rang de chewing-gum collé à son talon. Il n’y a rien à faire. Je reste paralysé mentalement et surtout physiquement. Elle me rend le stylo, me souhaite un “bon voyage” avec cet accent à vous faire dormir heureux pour l’éternité une fois que vous l’avez entendu et se sauve tel une rock star fuyant les meutes de photographes et fans en transent.
Je me sens con seul avec mon stylo à la main et ma feuille verte devant moi.
Le mal de crâne est parti en même temps que la fille, à moins que ce ne soit le fait d’avoir enfin franchi le cap “entrée sur le territoire américain”. Je pars enfin fouler le sol de bon nombre de mes héros. Un rêve d’ado va se réaliser.
Il reste néanmoins cette torsion de boyaux, je dois avoir un macramé dans le bide. Cela amuserait sûrement pas mal de gosses de jouer avec. A l’occasion je leur montrerai.
Je commence à avoir un aperçu des réponses aux questions que je ne me posais pas. Cela ressemble à quoi un américain en dehors de la télévision? J’ai devant moi un petit échantillon. Citoyen lambda avec citoyenne lambda, sweet capuche et gilet de bûcheron pour monsieur, blonde et capuche bordée de fourrure pour madame. Asiatiques, mexicains, indoux et comme dans tout bon film catastrophe, j’ai une sorte de confrérie en tee-shirt vert qui ne cesse de se prendre dans les bras.
L’embarquement est annoncé, évidemment dans tous ces chiffres je ne comprends rien et préfère m’abstenir de me lancer dans la file d’attente pour le moment.

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25
fév
2008
2

Nouvelles

Il y a an un de cela, j’ai écrit quelques mots lors de mon voyage à Los Angeles, c’était plutôt personnel et sans ambition, simplement ce besoin récurrent d’écrire.
Je me dis que je peux toujours le partager ici, sans but avoué… La seule volonté étant de faire partager certains moments de ma vie.
Je vois cela également comme un levier pour reprendre un peu l’écriture et d’en appeler à la nostalgie tout en renouant avec ces si chers moments de solitude.

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Rock'n'Art