Curtis Mayfield – Superfly
En chanson de la semaine je voulais commencer à introduire doucement dans KentGarage ma passion pour la musique soul et funk. Car aussi abérrant soit-il, je n’ai toujours pas abordé le sujet.
Et pourtant il y a matière.
Je reviendrai longuement sur les piliers que sont la Motown et la Stax.
Pour le moment je vous présente Curtis Mayfield et son « Superfly« , titre enregistré pour le film éponyme sorti en 1972.
Plus qu’un titre, Curtis Mayfield signera la bande son intégrale du film et atteindra ainsi le sommet de son art en offrant un album d’une rare originalité. Curtis noue avec les grands princes de la soul comme Marvin Gaye, Sam Cooke ou bien Stevie Wonder en pronant le respect et la protection contre les problèmes de rues que rencontre la communauté afro-américaine.
De cet album, Curtis Mayfield obtiendra le statut de star de la soul et son aura brillera jusqu’en 1999, année de sa mort.
A noter qu’il a débuté sa carrière avec The Impressions en 1958 ce qui n’est pas rien puisqu’ils enregistrèrent de petites perles comme « Sweet was the wine » ou bien « Check Out Your Mind ».
4 commentaires »
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Salut je suis tombé sur ton article par hasard et je trouve totalement incompréhensible qu’un monstre sacré comme Curtis soit aussi ignoré en Europe et même parfois aux Etats-Unis par les jeunes. Il n’est pas étonnant du coup qu’il soit plagié, pillé à souhait par des artistes récents dont les fans pourront crier au génie quand ils devraient crier au voleur ! Je viens d’ailleurs de lire un article sur le dernier larcin du genre, il s’agirait de John Mayer qui aurait copié « We’re a winner » et que Kirk Mayfield accuse d’avoir « volé » à son illustre père. Et ouais…comme on dit chez moi à Tunis, « normaaaaaal… » Lol.
Salut Marwen, merci pour ton intervention.
Il est vrai que le grand public ne connait que très peu Curtis. Pour les initiés ou bien simplement ceux qui ont déjà prêtés une oreille à la soul et la funk, Curtis est une référence.
Pour ce qui est du plagiat cela ne m’étonne pas… Et puis ce John Mayer est un prétentieux.
Ahahah, à Paris aussi on le sort celui-là « nooooormal quoi »…
Salut j’ai vu « ce John Mayer » rendre hommage à Michael Jackson en reprenant Human Nature… Quand on sait que cette chanson a eu droit à des reprises somptueuses, le pauvre petit (avec son look BCBG, son attitude de beau gosse, son jeu de scène flashy, son show off…)il souffre de la comparaison avec Miles Davis et Chaka Khan par exemple. Et puis il y avait un côté déjà-vu (ou déjà entendu)j’ai trouvé que même son feeling était emprunté, c’est celui de Tuck (de Tuck&Patti)je trouve.Bref, je crois que c’est pas la peine qu’on parle trop de lui, c’est un artiste à deux balles, guimauve.En revanche j’ai encore eu la chance d’assister à un concert de Salomon Burke, et je trouve que les vrais grands artistes même quand ils vieillissent c’est quelque chose, je me souviens aussi il y a quelques années d’un James Brown déjà sur le retour qui n’était certes pas le James Brown survolté que l’on connaissait(et qu’a vu mon père à Tunis aussi, des décennies plus tôt) mais quand même, chapeau.Ils savent mettre tout leur public d’accord, et je peux te dire qu’ici le public est varié, ça va du mélomane averti à la ménagère de soixante ans qui est venue parce qu’elle en avait assez de ses casserolles et qui ne distinguerait pas une guitare d’un saxophone (c’est tous des pianos dirait Dany Boon lol)…des adolescents et des septuaginaires,mais vraiment de tout je te jure et faire positivement vibrer tout ce joli petit monde je pense que c’est pas donné à tout le… monde. lol. Encore un dernier exemple funky recemment écouté ici : Keziah Jones qui a fait un concert dans le cadre d’un festival de jazz et qui nous a régalé le lendemain d’un second set mais accoustique cette fois. Il se trouvait que pour des raisons de mauvaise organisation (normaaaaaal…lol) il avait dû remplacer la programmation d’Ayo (ben tant mieux lol). La critique dans la presse n’a pas tari d’éloges et moi…ben moi je n’ai pas de mots, trop d’émotion.
Je crois que malgré tout ici encore plus qu’en France l’intérêt pour la funk est marginal. Je pense que ça reste un courant musical très afro-américain, preuve s’il en est que les vrais « roots » noires sont bien là, peut-être plus que dans d’autres musiques black…? A propos de « références », il n’y a pas que Mayfield qui gagnerait à être mieux connu en dehors des USA, il y en a d’autres comme Pickett ou Womack. Bientôt une présentation de Bobby Womack sur ton blog ?
Merci Marwen pour ta réponse, oula par ou commencer ? Dans le désordre !
Pour le roots et les artistes qui sont (étaient) a l’essence de bon nombre des styles musicaux que nous aimons, je suis tout à fait d’accord avec toi, ils sont en Afrique.
J’imagine un concert de James Brown à Tunis ! La folie ! Le mélange et le rassemblement de tous !
Pour ce qui est de notre ami Wilson, c’est clair, il faut que j’en parle prochainement… I’m gonna wait in the midnight hour…