Gregory Crewdson
Décors dignes des films les plus noirs qui sont tournés dans le Maine ou bien l’Oregon, équipe complète pour l’installation de la mise en scène, travail léché et inquiétant…
Gregory Crewdson sait y faire quand il s’agit de solliciter l’imagination…
Ce photographe américain de 48 ans éprouve une sorte de fascination pour la face cachée du rêve américain, son envers de médaille white trash nourrie aux fast foods et productions hollywoodiennes tentant vainement de cacher la réalité d’un quotidien trop réel… Ce n’est pas sans rappeler la vision d’un Hubert Selby ou bien d’un Denis Johnson si le parallèle avec la littérature devait être fait…
Ce qui est surprenant également, ce sont les moyens mis en œuvre pour la prise d’une seule photographie. Pléthore de techniciens, décorateurs… Une équipe de cinéma au complet…
C’est un style, une façon de travailler qui n’a pour but que de reproduire et d’extraire du cerveau de Crewdson ses amours de démons intérieurs.
Galerie plus biographie par ici.
Merci à Mike pour la découverte au travers du livre Gregory Crewdson.
3 commentaires »
Flux RSS des commentaires pour cet article. URL de TrackBack

Wow c’est impressionnant.
Avant meme de lire ton article, juste en regardant la photo que tu as selectionné je me suis dit qu’il y avait des moyens incroyables mis en oeuvre pour prendre un cliché…ca laisse reveur!
Par la magie de facebook, je tombe sur ton site. Je découvre donc cette photographie de Gregory Crewdson et je me dis « oh mon dieu ! Jeff Wall a changé d’identité et on ne m’aurait rien dit ! ». Vérification faite, il s’agit en effet d’une photographie d’un dénommé Gregory Crewdson. Mais à ce niveau quand même, ça ressemble presque beaucoup à du pompage, nan ?
A l’exception que le fond est différent, Jeff Wall est dans la ré-interprétation tandis que Crewdson livre son propre univers.
Les procédés de mise en scène sont effectivement très similaires.
Et puis comme disais Picasso, « Les mauvais artistes copient, les grands artistes volent »…