02
fév
2011
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Jeff Beck

Jeff Beck est l’un des plus grands guitaristes que j’ai pu entendre.
Ce mec est un génie qui est un véritable caméléon de la musique.
Il possède une culture musicale telle, qu’il peut sortir un album de surf music, un album de psyche rock, rock 60’s, jazz, jazz-rock, blues… comme si il s’agissait d’un des maîtres du style, un précurseur ou bien simplement le type d’artiste qui n’a joué que de ce style toute sa vie…

J’adore également Jeff pour sa patte reconnaissable parmi mille, ces petits coups de médiator en « violin » qui nous ont régalé dans Blow By Blow (puis dans tous ses autres albums quasiment, Jeff, Emotion & Commotion…).
Et surtout, SURTOUT, Jeff Beck n’a jamais été ringard. Il a toujours su se renouveler, proposer quelque chose dans l’ère du temps qui est toujours du Jeff Beck mais au gout du jour. Et j’en connais très peu qui sachent faire ça.
Soit les mecs restent scotchés à ce qu’ils savent faire depuis leur début (Clapton par exemple), soit ils s’aventurent à composer ce qu’ils entendent des jeunes qui prennent la relève mais se vautrent lamentablement… (vous voyez très bien ce que je veux dire, ces interviews que l’on peut lire ou voir de tel ou tel mec qui a explosé dans les 80’s et qui en 2011 porte toujours la même chemise et coupe de cheveux, ce même type qui pense avoir la parole absolue et le goût ultime parce que eh ! merde ! il a cartonné au Top Of The Pop 86′ !)
Pas Jeff.

Tout ce que j’ai pu écouter de Jeff Beck m’a scotché. Toujours.
Je suis retombé sur une compil’ de son passage dans les Yardbirds.
Quasiment le best-of des Yard’ !
Jeff Beck dans le genre super groupe c’était aussi Beck, Bogert & Appice. Avec une sombre histoire concernant le tube « Superstition », j’ai entendu dire que Stevie Wonder se la serait plus ou moins approprié, reléguant Beck au statut du mec qui « reprend » la chanson…

J’ai donc écouté son dernier album en date, Emotion and Commotion sorti en 2010.
Et bah voilà. En 2010 Jeff est toujours hallucinant.

Découvrez la playlist Jeff Beck avec Jeff Beck

Ecrit par kent dans : La Genèse | Tags : , ,
14
déc
2008
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La Genèse : The Yardbirds

J’ai décidé de créer une nouvelle catégorie, celle de La Genèse du rock.
L’idée est de rappeler et rendre hommage à ceux qui m’ont amené à écouter du rock, à l’aimer et surtout à prendre une guitare pour me déhancher comme si j’étais devant les quelques 300 000 personnes venues à Woodstock en août 69.

The Yardbirds

Et j’ouvre donc ce chapitre avec les incroyables Yardbirds.

Et quel groupe ! Si je vous dis Eric Clapton, Jeff Beck, Jimmy Page, cela vous dit quelque chose ?
Aussi fou que soit tous ces noms réunis sous un même étendard, The Yardbirds c’est avant tout une formation britannique qui connaitra de nombreux changements de line-up mais tout en gardant une base fixe, celle de leur début en 1963, à savoir Keith Relf (chant), Jim McCarty (batterie), Chris Dreja (guitare) et Paul Samwell-Smith (basse).

L’épopée du Rock comme on la connait n’aurait probablement jamais eu le même visage sans les Yardbirds… Tous ces grands guitaristes que sont Page, Clapton et Beck ont fait leurs premières armes dans ce groupe avant de partir chacun de leur côté pour monter leur projet (respectivement, Led Zeppelin, Cream et The Jeff Beck Group). Ce qui a eu pour incidence de créer au fil des années une nouvelle synergie aux essences de blues et repoussant sans cesses les limites du rock de la scène londonienne.

Au départ les Yardbirds se contentaient de reprendre des classiques blues, une façon de rendre hommage à leurs propres héros et de jouer la musique qu’ils aimaient. Puis arrive Eric Clapton fin 1963; jusqu’en 1965 ils se rodent et sortent leur première composition, For Your Love. Carton immédiat, on y découvre une nouvelle sensibilité, un sentiment de fraicheur souffle et surtout, on sort du traditionnel carcan blues.
Fin 1965 Jeff Beck remplace Eric Clapton et c’est à ce moment là (à mon gout), que les Yardbirds vont véritablement prendre leur envol et composer de pures merveilles (Jeff’s Boogie, Steeled Blues, Lost Woman…). Jeff Beck et sa vision futuriste de la musique (qui se vérifie encore aujourd’hui), va propulser les Yardbirds au rang de ces groupes de légende du rock anglais.
En juin 1966 c’est au tour de Sir Jimmy Page d’intégrer les Yardbirds en tant que bassiste dans un premier temps puis comme guitariste ce qui nous apparait à tous comme une évidence. Jusqu’en juin 1966 Beck et Page feront pleurer et hurler leur guitare côte à côte pour le plus grand bonheur de leur public toujours plus nombreux.
Puis Beck suit son propre chemin et laisse Page au contrôle de la machine rock’n'roll Yardbirds.
Les Yarbirds vont continuer leur exploration du rock jusqu’en 1968 mais le départ de Jeff Beck laisse un vide créatif derrière lui qui aura pour effet d’effriter quelque peu la cohésion du groupe et de faire partir Keith Relf et John McCarty de leur côté pour monter ensemble un nouveau projet.
N’en déplaise à Jimmy Page, celui-ci fait appel à certains musiciens de sa connaissance répondant aux noms de Robert Plant, John Bonham et John Paul Jones. Et voici les nouveaux Yardbirds au complet prêts à affronter le monde avec leurs riffs ravageurs et si fantastiques.
Ah oui, j’oubliais presque, ces New Yardbirds changeront de nom des suites d’une boutade du charmant gentleman qu’était Keith Moon, l’hallucinant batteur des Who, adoptant dorénavant l’anti-prophétique nom de Led Zeppelin.

Je tiens à rappeler qu’il n’y avait pas que ces 3 virtuoses de la guitare dans les Yardbirds, bien que ce soit difficile de ne pas en parler avec hystérie, Keith Relf était un excellent chanteur, ayant une véritable aura quand il montait sur scène, quant à Chris Dreja, Jim McCarty (le beau gosse du groupe) et Paul Samwell-Smith, ils tenaient très bien leur rôle et c’est grâce à eux que nos amis guitaristes ont pu connaitre l’autoroute du plaisir blues-rock enflammée de solos tonitruants et sortis de nul part… (Ré)écoutez des titres comme I’m a Man, The Train Kept a Rollin’ ou bien Evil Hearted You et vous comprendrez de quoi je parle.

Pour illustrer cet article je vous propose en toute simplicité le premier hit des Yardbirds, à savoir For Your Love (1965).

 

Rock'n'Art