09
jan
2009
2

Mötley Crüe – Kickstart My Heart

Mötley Crüe

Je reste dans ma lancée « Heart » (cf le dernier Eagles Of Death Metal).

J’aime la guitare et jusqu’ici je n’avance rien d’original.
Avec le temps mes goûts en matière de guitare ont beaucoup évolué. Pendant longtemps je ne pouvais pas supporter des sons type « Ibanez de compétition » (prenez le modèle Steve Vai par exemple), préférant une Strat hendrixienne, le grain d’une bonne Les Paul Black Beauty, ou bien ma préférée de toute, l’ES 335.
Et puis le temps aidant, j’ai appris à apprécier le côté ringard des groupes de hard rock/metal/glam/trashy de Los Angeles comme par exemple Mötley Crüe (le fameux Tommy Lee à la batterie, Mick Mars à la guitare, Nikki Six à la basse et Vince Neil au chant).
J’en suis arrivé à vouloir m’offrir moi aussi un de ces jours une guitare « tunée » pour les solos défilant à toute vitesse sur la freeway conduisant à Venice Beach.
Et puis je suis tombé sur l’incontournable album de Mötley Crüe, Dr. Feelgood (1989) qui marque l’apogée du groupe.
Et plus précisément la chanson « Kickstart My Heart« .
Tout comme en littérature vous pourrez entendre dire que tel auteur avoua avoir voulu écrire tel livre, toute proportion gardée et en toute humilité, « Kickstart My Heart » est la chanson que j’aurais voulu composer dans le genre.
L’intro avec cette guitare rugissante poussée par ce magistral coup de vibrato est exactement ce que j’ai toujours eu en tête. Le riff est ravageur et coule tellement de source. Nous avons même le droit à une citation de Led Zeppelin dans la voix (trouverez-vous ?). Et le solo de guitare de fin est magistral, il me semble qu’il le joue avec une talk box (cela nous rappellera notre cher Peter Frampton).

Je vous propose donc maintenant de vous imaginer à LA conduisant votre convertible de bars en bars jusqu’à terminer votre soirée dans une mansion entouré de stars du rock dans des états pitoyables…

 


Ecrit par kent dans : Artistes | Tags : , , , , ,
10
avr
2008
2

Le Matin

Encore un matin où il regrette de ne pas être resté prisonnier éternel de ses rêves.
Un matin de plus où il retrouve cette difficile réalité qui l’amène à toujours repousser ses envies plus loin. Il court un marathon, seulement l’arrivée n’est qu’un perpétuel mouvement, un jour elle se trouve boulevard Montparnasse, un autre sur la 8ème entre Korea Town et Downtown, un autre au bureau des impôts…
Une solution assez primaire serait de ramasser un bon paquet de fric, mais les études permettant d’aboutir à un petit boulot de cadre il est passé à côté et vendre de la dope ce n’est pas trop son truc.
Le matin il préfère le thé, le café le replonge dans ses pensées.
Il aimerait bien cracher sur le monde mais sa bouche est tellement pâteuse qu’il en est incapable. Malgré cette frustration qui l’envahie à l’idée de ses projets utopistes, il garde cet apparent stoïcisme face aux problèmes de la vie et n’arrive à en vouloir à personne. Certains appelleront cela de la maturité et y verront une normalité. Mais nul ne sait ce qui se cache au fond de son cerveau. Il est rongé par la contradiction et de ce fait la moindre réflexion souffre d’un effet foudroyant d’annihilation.
C’est pourquoi chaque matin il tente de se noyer dans sa baignoire.

Ecrit par kent dans : Nouvelles | Tags : , , , , ,
18
mar
2008
2

AmeriKKKa’s Most Wanted

AmeriKKKa’s Most Wanted

Les années 90, époque royale du Hip Hop…

AmeriKKKa’s Most Wanted (sorti en 1990) du grandiose gangsta rapper Ice Cube est une merveille.

Dans un contexte ou les républicains n’ont de cesse de brimer le Hip Hop, un jeune loup de 20 ans lâche une bombe musicale qui défend brillamment les idéaux black.

 

 

L’album sonne très East Coast même s’il s’agit d’une excellente production made in Los Angeles.

Avec AmeriKKKa’s Most Wanted, Ice Cube marque le début de sa carrière solo et se voit immédiatement encensé par ses pairs.

Respect.

11
déc
2007
2

Hubert Selby, Jr.

hubert-selby.jpg

Génie de la littérature Americaine, Hubert Selby a longtemps été considéré comme un paria. Toxico, pointé du doigt comme « Démon », censuré…
New Yorkais de naissance, Brooklyn plus précisément (quartier qui lui sera cher dans ses différentes oeuvres), il finira ses jours à Los Angeles. Il nous quittera en 2004, à 76 ans des suites de complications pulmonaires qu’il aura trainé toute sa vie…
Hubert Selby a réussi là où beaucoup se
sont discrédités: faire resssentir la solitude, la crasse, la drogue, la tristesse mais également la joie, la puissance d’un sourire…
Selby avait de ce génie naturel, inutile de forcer la vérité, ses phrases suintent la vie, la vraie, celle que l’on rencontre à chaque coin de rue. Chacuns de ses livres est une invitation au voyage du réel, Selby ne nous emmène pas vers de nouveaux cieux, il nous claque la gueule contre le bitume, on en perd une dent au passage et on peine à se relever…
Vous le connaissez probablement sans le connaître,
Requiem For a Dream est une adaptation de son livre…
Je recommande Last Exit To Brooklyn (1964), Le Démon (1976), Le Saule (1998), ils ont chacun leur atmosphere bien propre et la dernière page est toujours ce supplice de tantale, pourquoi est-ce déjà la fin?

Rock'n'Art