Selby l’a dit
« La nuit ressemble à ce que je ressens. »
« La nuit ressemble à ce que je ressens. »
Quel est le but de KentGarage ?
Question ouverte ?
Bof, bof.
Mon but est avant tout de me faire plaisir, très égoïstement, mais en fait non. Mon but est de partager. Mais partager égoïstement.
Voila… On y vient…
Il n’y a pas de véritable fil conducteur dans ce blog, simplement des coups de cœur mis en avant, des classiques re(puissance quelques millions)-mis en avant.
Des envies, une volonté de faire découvrir encore une fois certains de mes plaisirs quotidiens. Car encore une fois la musique dicte cette vie du jour le jour.
Qu’on le veuille ou non, que l’on planifie ou non, il y a un jour le jour. A vous de décider de ce « jour le jour » et de le rendre agréable. Faire en sorte que le lendemain soit préparé de la meilleure façon possible est une chose, mais cela passe quoi qu’il arrive part votre journée type.
La musique est un élément essentiel de ce quotidien. Facile à obtenir, à portée de main quoi qu’il arrive (tapotez sur vos genoux, chantez, même dans votre tête il y a toujours votre bande originale personnelle qui tourne), la musique est un élément clé de l’essence de la vie.
L’ambition, les envies, la volonté de construire quelque chose sont bien peu de choses ramenés à cette puissance…
Ce que j’essaie de dire c’est que peu importe ce que la vie nous réserve tant que la musique est présente. Et selon mon raisonnement, tant que nous vivons, musique il y a.
Alors pourquoi s’en faire ?
Baladez vous seul à minuit, vous ne serez jamais totalement désœuvré puisque vous vibrerez au rythme de la musique.
Je parlais d’égoïsme, j’entendais par là le fait d’écrire ces lignes sans correction de la part de quiconque avant de cliquer sur « publier » fait de moi un égoïste, un égoïste qui prend peu de risque.
J’espère que vous me pardonnerez. Notamment cette digression qui peut paraitre étrange…
Et que vous aimerez autant que moi cette chanson des Rolling Stones, « Midnight Rambler« , version live de l’un des albums live les plus formidables qu’il m’ait été donné d’entendre : Get Yer Ya-Ya’s Out !
J’ai retrouvé ça :
« Je m’appelle John Smith, j’habite à Kingsley City. Ma passion est la chasse à l’ours brun d’Asie de l’Est. Tous les hivers je pars deux semaines en Mongolie chasser, traquer, débusquer l’ours brun d’Asie de l’Est. Chaque fois je reviens bredouille car l’ours brun d’Asie de l’Est est encore plus à l’est tandis que moi je suis à l’ouest. Cependant, le jour où un ours brun de l’Asie de l’Est pointera sa truffe suintante je le dézinguerai et remonterai dans mon zingue direction les chutes du Niagara. Car là se trouve le but, l’aboutissement de mon parcours. La chute dénuée de douceur, la violence de l’acte et l’incompréhension totale du cycle de ma vie. »
Dans 3 jours le monde communiera pour se souhaiter une bonne et heureuse année.
Cette année fût forte en émotions en tout genre ainsi qu’en remises en questions.
Pour ma part, j’ai cette horrible impression qu’à chaque fin d’année je tire les même conclusions, je n’ai pas atteint mes objectifs, mes ambitions sont sans cesse remises à plus tard sans date définie, l’amertume est encore présente et cette violence interne me fatigue toujours autant.
La nouveauté cette année est qu’étrangement je me sens plongé dans une atmosphère en adéquation avec mes sentiments, les gens en sont tous rendus au même point.
Nous sommes tous tassés dans un cercle animé par une synergie commune qui est propulsée par la négativité et la colère.
Les gens ayant oublié depuis longtemps que la rue n’est pas que faite pour marcher et rouler, nous nous retrouvons face une problématique ridicule.
Cette fin d’année est celle de tous les malheurs, nous n’avons plus d’argent, de moral, de pouvoir d’achat, de travail, d’envie, de joie, de sourire…
Alors que faire ? Se plaindre, geindre ou bien… Se plaindre plus ?
Car oui, nous en sommes tous réduits à cela aujourd’hui. Nous n’avons plus la force, la combattivité, la volonté de réagir. Nous avons ni plus, ni moins oublié ce que c’était que la révolution.
Je ne parle pas ici d’une annihilation complète d’un système établi, mais d’une révolution intellectuelle.
Nous ne nous posons plus de questions, nous acceptons les choses comme elles sont présentées, à savoir au travers de pseudos « débats » télévisés et autres informations dramatiques. Si des gens pensent pour nous, c’est que tout va bien, il ne nous reste plus qu’à choisir un parti afin de nous conforter dans notre paresse qui n’est que plus nourrie par notre désarroi.
Et nous voila en train d’alimenter notre « moulin des plaintes », le tonneau des Danaïdes du tourment…
Cette année je ne souhaiterai pas « bonne année » et je ne prescrirai pas de « bonne santé ». Non, je proposerai d’offrir un réveil, un gros réveil. Simplement.
Un franc sourire et une accolade seront aussi, je pense, bien plus bénéfiques pour nous tous.
4H du mat’, un dos coincé, des yeux gonflés qui ne veulent se fermer… Mais pourquoi dormir quand l’on a cette chance de profiter de ces précieuses heures ? C’est toujours l’occasion de regretter l’inconscient plaisir d’un paisible sommeil. On peut également faire preuve d’empathie et penser à tous ces malheureux endormis. Ou bien prendre un stylo et rédiger minutieusement et proprement la liste des courses…
Je vais aller me cogner la tête jusqu’à tomber en profonde syncope.