25
mai
2011
2

Report Queens Of The Stone Age à l’Olympia

It’s Always Saturday Night With QOTSA !

Le rêve de tout fan s’est réalisé lundi soir à l’Olympia.
Le groupe que l’on vénère à tel point que cela en est presque dérangeant vous rejoue dans l’intégralité son premier album.

Salle archi comble, public au rendez-vous, dès que les Queens arrivent sur scène on sait qu’ils sont de bonne humeur et en forme (contrairement à leur dernière prestation à Paris, Rock En Seine, qui fut vraiment triste et bâclée, c’est pourquoi je n’aime vraiment pas voir les groupes que j’aime en festival).
On sait que cette tournée célèbre la réédition de leur premier album qui était devenu introuvable ou bien à prix exorbitant sur Ebay.

Et quand les Queens Of The Stone Age ont joué, bah j’avais tout simplement les yeux humides et ce sourire collé aux lèvres toute la soirée.
On commence avec « Regular John » on enchaine avec « Avon » puis « If Only »… Oh putain ils nous font même l’album dans l’ordre…
Ce réflexe, cette évidence d’enchainement des chansons quand on connaît un album par cœur, quand on siffle déjà la chanson à venir alors que les notes ne sont même pas sorties… Et bah là tu te le prends en pleine gueule avec cette puissance dévastatrice si maitrisée qui est propre au son de Josh.

J’ai rarement vu Troy bouger autant, ils se sont même prêtés au jeu du je me colle à toi quand je joues mon riff, ouais on trip à fond…
Je pesais mes mots quand je vous disais qu’ils étaient en forme et qu’on sentait qu’ils adoraient vraiment rejouer ce premier album en live.
Et tout s’enchaine parfaitement, on attend la surpuissante « Mexicola » et BAM, elle arrive, on se dit « oh, et puis Hispanic ? Ils vont la lâcher ? », bêtement oui, mais bon, on n’y croit pas tellement c’est beau, et là, BING, ça tremble de partout !
Et Josh toujours aussi killer dans ses interventions avec le public « on n’est pas mercredi ? Ah non lundi ? Well, c’est toujours samedi soir ! »…
Ce mec devrait écrire des scénarios avec Tarantino, il a toujours ces phrases qui sonnent comme des hymnes, des citations éternelles.
1 heure de show plus tard, le premier album est bouclé, les lumières s’éteignent, ils sortent de scène.
Ça hurle dans la foule, on est demandeur plus que jamais. Changement de « décor », des sortes de néons descendent au dessus de la scène et les revoilà repartis pour un second set.
Et ils l’entament avec « Monsters In The Parasol » (merci Val ;) ) et on se dit « naaaaan ils vont quand même pas… », et bah non, ils ne nous font pas le second album dans son intégralité mais enchainent efficacement un mix de l’ensemble de leurs albums, « Turning On The Screw », « Little Sister »… Pour terminer en final en demandant au public quelle chanson ils veulent pour boucler le show, « No One Knows » ou bien « A Song For The Dead » ? Les gens se marrent, et crient « Both !!! ».
Bah ouais, ils nous envoient les deux, pour terminer par la tonitruante « A Song For The Dead » qui fait littéralement trembler le sol de tout l’Olympia.

Quand nous sommes sortis de la salle avec mon pote Ugo, c’était vraiment avec ce putain de sourire collé aux lèvres, une envie urgente d’une clope et l’incapacité de décrire à quel point ce fut jouissif, juste des phrases à la con du type « putain mec… Mais putain quoi ! ».

Je souhaite vraiment à tout fan d’un jour pouvoir vivre un tel moment de rock and roll. Avoir la chance de réentendre le premier album de son groupe culte en live est un privilège énorme.
Enorme…

01
sept
2010
2

Rock En Seine 2010 : Yes !

Ce week-end comme tout le monde le sait c’était Rock En Seine.
Et comme tout le monde le sait aussi, les Queens Of The Stone Age étaient présents !
Miam, miam…
Une prestation carré, cela se sentait qu’ils étaient en tournée, ils ont fait leur job proprement mais ce fut trop court… 60 minutes…
Mais bon, en festival cela s’enchaine et c’est pour ça que je préfère vraiment les concerts en salle, plus intime, un public acquit, une ambiance…

Mon autre excitation était vouée à Blink 182, et ouais, le groupe de mes 17/18 ans, ma période skateur, le bitume, le soleil, les sessions limonades/gateaux dégueux, les premiers pétards… Il fallait au moins les voir une fois ! Le set était carré lui aussi, le show à l’americaine. Simplement, à mon goût, trop de chansons de leur dernier album qui n’est pas le plus fédérateur. Peut-être une façon pour eux de nous dire « Hey, on a quand même un peu mûri ». Mais bon, quand un « Carousel » ou un « Whats My Age Again » est balancé, tout le monde danse, chante et sourit. Sweet…

Sinon j’ai bien trippé sur Cypress Hill, Foals étaient top.
BRMC (que j’attendais de pied ferme) et bah j’me suis planté comme une merde, je suis arrivé un peu à la bourre et du coup j’étais genre super décalé sur la droite, presque dans l’allée, le son était pourri et j’avais pas l’impression d’être dedans… Fait chier.
Mais au moins j’ai pu les voir parce qu’ils annulaient le reste de leur tournée, le père de Robert Been qui était leur ingé son, est décédé d’une crise cardiaque au festival Pukkelpop une semaine auparavant. Et merde.
Festival apparemment maudit cette année puisque le chanteur du groupe Où est le Swimming Pool s’est suicidé après leur performance…

Comme le dit la chanson « anyways, the beat goes on »

09
juin
2010
7

Reporting Concert Them Crooked Vultures

Un grand moment de rock’n'roll !

Cette fois-ci le public était averti. Pas de surprise, pas d’affiche au nom des petits pois. Un album écouté, ré-écouté, ré-ré-ré-écouté, adulé…
Cela donne l’ambiance de la salle, prête à bondir.

Je ne vais pas détailler le concert car cela ne sert à rien, et puis quelque part on s’en fout.
J’ai vu hier soir un Josh Homme heureux, content d’être là, on sentait bien qu’il était vraiment de bonne humeur et que de jouer avec Dave Grohl, John Paul Jones et Alain Johannes le faisait plus que planer. Car oui Josh planait, il a même dansé !!! Je veux dire, il a posé la guitare et fini le déhanché elvissien, il a dan-sé !
J’ai l’impression que ce groupe a redonné à Josh de la joie de vivre, cela dénote nettement de l’époque Lullabies To Paralyse (une des meilleurs soit dit en passant)…

Je focalise sur Josh comme si il ne s’agissait que de lui, mais bon vous le savez, je suis monomaniaque… Presque…
John Paul Jones avait comme à son habitude des sons de basse destructeurs, avec des basses de l’espace qui brillent dans la nuit… Il a d’ailleurs eu la plus grande ovation quand Josh a présenté les musiciens…
Dave Grohl était Dave Grohl, puissant, impérial, communicant, la bouche tordue et les dents toutes devant prête à bouffer sa batterie… J’adore…
Et Alain Johannes… L’homme de l’ »ombre », le quatrième vultures… Il m’a tout simplement sidéré, incroyable dans son rôle de soutient aux parties de Josh. Checkez sa bio vous comprendrez qu’il a un bagage assez monstrueux et que donc ce n’est qu’évident que quand il envoie sur scène et bien cela scotch illico les oreilles derrières la tête. Mais là ce fut plus que ça ! Nous avons eu le droit à un morceau en solo, tout projecteur sur lui. Et sans vouloir faire de comparaison poussive, ce fut tout aussi prenant que cette fameuse phase de Jimi Page au Royal Albert Hall quand il prend sa Danelectro et joue en solo White Summer/Black Mountain Side.

Nous sommes ressorti après quelque chose comme 2 heures de concert, les oreilles sifflaient, les sourires étaient figés. Heureux, nous étions Josh, John, Dave, Alain, heureux…

{photo} : Merci à Allwhite pour la photo !

Ecrit par kent dans : Concerts / Soirées | Tags : , ,
09
fév
2010
2

Reporting : Fu Manchu, par Clemee

Fu Manchu

Il y a près de deux semaines, comme vous le savez, Fu Manchu donnait un concert à Paris. Après un changement de salle de dernière minute, me voici à la Boule Noire déjà impatiente de découvrir une partie du répertoire musical de ce groupe que je ne connaissais presque pas.
Le live a commencé par une première partie d’un groupe français de stoner rock intitulé Bukowski (en hommage à l’auteur… je confirme) !!
Et ce fut pour moi un GROS coup de foudre !
En plus de leur musique qui m’a tout de suite plu et que je vous conseille de découvrir sur leur myspace ces trois mecs ont un appétit et une énergie débordante sur scène !!
La soirée démarrait plutôt bien !  Quelques minutes et pintes plus tard, c’est au tour des Fu Manchu de débarquer sur scène !
Les premiers morceaux de la set list seront majoritairement les titres de leur dernier album « Signs of Infinite Power » comme « Bionic Astronautics », « El Busta » et « Signs of Infinite Power ».
Le public (plutôt adulte) est convivial, attentif et très peu agité. L’ambiance est lourde et pesante, les lumières sont sombres. Au vu de la petite taille de la salle, je me sens à la fois étouffée et partir ailleurs !…  J’en oublie totalement où je suis !

Au fur et à mesure du concert, le public se lâche, les premiers rangs se déchainent et demandent à chaque fin de morceau les titres qu’ils aimeraient entendre. Scott Hill s’en amuse et continue sa set list avec « Wheels », « King of the road », « Boogie Van », « I Can’t Hear You »..  La montée en puissance est explosive !!!! Je passe un pur moment !!

A la fin de plus d’une heure de show, le groupe quitte la scène et reviendra quelques minutes plus tard pour interpréter les deux derniers morceaux de la soirée !

Le rappel est bref ! Est-ce une volonté de la part du groupe ou un manque d’énergie ?  Peut-importe ! Ce qu’ils nous ont donné était énorme et on ne retiendra que ça !!!

Merci à Clem pour son report, c’est sympa !

Ecrit par kent dans : Concerts / Soirées | Tags : , , ,
05
nov
2009
2

Concert Eagles Of Death Metal + Artic Monkeys

eodm monkeys

Du lourd ?

Demain ?

Sûrement !
Du fait des EODM évidemment… Je ne suis pas fan des Artic Monkeys.
On peut se demander le rapport qu’il y a justement entre ces deux groupes très éloignés (géographiquement + musicalement) ?
Et bien il s’agit d’un homme, Josh Homme.
Oui encore et toujours mon héros, Josh.
Les EODM je vous ai suffisamment rabâché les oreilles avec ici donc vous connaissez le pourquoi du comment.
Les Artic c’est autre chose, Josh Homme ne joue pas avec eux, non, il a simplement produit leur dernier album, à la maison, dans le désert.
Et cet album (ndlr: Humbug) sonne-t-il Josh Homme justement ? A-t-il fait comme avec Millionnaire (groupe de Tim Vanhamel) ?
Et bien j’ai envie de dire que oui, on entend beaucoup de guitares lointaines, beaucoup de choses aériennes, des solos aux sonorités très « Homme » (dans la chanson Crying Lightning c’est flagrant), des riffs de basses relativement lourds, bien plus qu’à l’accoutumée chez Les Monkeys…
Mais ma foi, ce n’est pas pour autant que j’aime aujourd’hui plus qu’hier les Artic Monkeys, ils tiennent bien leur rôle, point barre.
Rien de bouleversant, rien de nouveau…

Pour en revenir au concert parisien de demain soir, je n’ai malheureusement pas de place, alors si une âme charitable passe par ici et pense à moi, je m’engage à l’embrasser langoureusement ET sauvagement en même temps (cool comme truc).

Sinon, et ce sera évidemment « sinon », ce sera un plaisir de lire vos impressions en me laissant un commentaire. Ou même mieux, écrivez moi un truc que je posterai sur KG…

Let’s rock’n'roll !

30
mar
2009
14

Reporting : Eagles Of Death Metal au Bataclan

Eodm Jesse

Dire que certains n’avaient pas leur place…

Gros concert, gros son, grosse ambiance.

Fidèles à eux même, le show était à la hauteur des attentes. Jesse a cartonné tout le long du concert en courant d’un bout à l’autre de la scène pour se brosser fièrement la moustache.

Le line-up était le même que leur concert d’il y a deux ans excepté… Joey Castillo à la batterie !
En fan des Queens quel ne fut pas mon plaisir que de le voir arriver sur scène…

Sinon que dire ? Si, toujours ce fort attachement aux Stones, on dira ce que l’on veut, ils sonnent Stones ces mecs.
Et Brown Sugar est définitivement leur « hymne-hommage »à leurs héros.

La première partie n’est jamais montée sur scène (mystère…), le show dura 1h30, parfait, fumant, rock’n'roll.

05
juin
2008
3

Reporting : RATM Paris Bercy

Rage Against The Machine Paris Bercy

 

Tout commence avec l’Internationale et l’étoile rouge qui se hisse lentement et surement

Et puis la première note sonne.

La foule devient hystérique. Je suis à gauche toute, entouré de mes camarades. En 2 minutes montre en main je suis aux pieds de Zach De La Rocha, trempé de sueur, hurlant, sautant, le sourire scotché aux lèvres.

Vient le moment où l’un de mes camarades tombe au combat, il n’en peut plus, il est exténué et tourne de l’oeil. Mission sauvetage imminente. Je le soutiens, l’extirpe de toute mes forces de cette foule en délire et parvient difficilement à le poser sur les marches permettant l’accès aux gradins. Il est sauvé, les vigiles lui donnent à boire et je me retourne pour profiter de la fin de ce prodigieux concert.

Putain, je les vois enfin… Je n’y crois pas. Je me retrouve plongé dans mes souvenirs de collège, j’étais en 5ème, je venais d’acheter Evil Empire et j’avais pris la claque de ma vie. Aujourd’hui encore il reste mon album préféré. Et quel n’est pas mon bonheur d’entendre des chansons comme People Of The Sun ou bien Bulls On Parade.

Le concert se termine dans un fracas terrifiant avec le rappel inévitable de Killing In The Name.

Je sors pétrifié et soulagé comme si toute ma vie j’avais attendu ce moment de délivrance intense me rappelant que, oui, putain, je vis pour le rock and roll.

Rock'n'Art